Analyse 2017 – 6/15 : Lire et écrire pour se construire et construire le monde ?

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Pourquoi lire et /ou écrire ? A quoi ça sert ? Les réponses semblent tellement varier d’une personne à l’autre ; il y a les convaincus, les addictifs, les « on aime mais on n’a pas le temps », il y a ceux et celles qui remettent à plus tard, ou au contraire se souviennent d’un temps perdu, celui de la jeunesse. Celui de l’école, de l’apprentissage obligatoire, qui « a peu d’intérêt ». Il y a les récalcitrants – dégoûtés, ceux que l’on a forcé, et qu’il faut convaincre, reconvaincre ou accompagner. Les moments de vie viennent ponctuer « les chemins de papiers », on y revient lorsque nous avons des petits enfants et qu’on apprécie particulièrement leur lire une histoire, rire, partager avec eux lorsque l’on est bien installés au calme. D’autres encore picorent, vont et viennent, au gré du hasard, de rencontres, ou par recommandation « oh, tu n’as pas lu le dernier livre de…tu devrais ! C’est chouette, tu vas aimer » … de multiples récits, pour des vies différentes, ponctuées par les rythmes imposés par la société : on lit plus en vacances, certains dévoreurs engloutissent un stock impressionnant à ces moments privilégiés. On aime parce que cela tient hors du temps, on se retrouve, de soi à soi, ou avec ceux que l’on aime…activité menée en solo ou avec d’autres. Lire délivre, lire relie. Lire comme espace de liberté, comme prétexte à l’action collective ?

On varie les lectures, les fictions ne sont pas appréciées par tous, certains préfèrent les ouvrages documentaires jugés plus ancrés dans le réel. Les journaux le font déjà, d’autres préfèrent le fuir. Bref il y en a pour tous les goûts, pour tous les plaisirs, pour toutes les raisons… mais est-ce bien le cas pour tout le monde ? Lire et écrire, des activités dont certains peuvent se sentir isolés, rejetés, stigmatisés. Comment agir pour y faire face ?

Lire l’analyse dans son intégralité : Lire et écrire pour se construire et construire le monde ? une analyse d’Emmanuelle Plumat