Analyse 2017 – 11/15 : « La bienveillance, ça ne fait pas de mal ! »

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La question de la bienveillance qui serait nocive pour les enfants se posait dans un magazine de l’été en des termes un peu rétrogrades prônant la discipline et la rigueur d’antan qui « manquent bien à la jeunesse de maintenant » ; face à l’inquiétude de voir trop de bienveillance portée aux enfants les empêchant de devenir des adultes responsables et autonomes. Ainsi, les pratiques visant le bien-être, la méditation, l’empathie, etc., seraient-elles nocives pour le développement de l’enfant ? Ces courants de pensées seraient-ils emprunts de douceur rose pastel, ringards et pour les « bobos » uniquement ? La bienviellance, ce serait mal ? Vouloir se faire du bien, à soi et aux autres, ce serait futile, gnangnan, immature, dans notre société qui se veut efficace, rentable et performante ?

 

Cette façon sarcastique d’aborder un sujet somme toute très « à la mode », est un bon exemple pour traiter cette manière d’être, de vivre et de communiquer avec les autres. Penchons-nous sur cette question : la bienveillance, c’est quoi et à quoi ça sert ? Tout comme l’empathie, le sujet a fait l’objet de recherches neuro-psychologiques et est pris en compte par des professionnels de l’éducation, des pédiatres et des spécialistes de la petite enfance. Mais n’est-ce pas, depuis quelques années, devenu une construction sociale, un objet de consommation pour une niche de consommateurs ?

 

« Avant de faire du mal à quelqu’un prends une feuille de papier et froisse-la… ça y est c’est fait ? Maintenant essaie de remettre la feuille de papier comme avant bien lisse… Tu n’y arrives pas, n’est-ce pas ? Le cœur d’une personne est comme cette feuille de papier : une fois que tu lui as fait du mal il est difficile de le retrouver comme tu l’as connu. » Auteur inconnu

 

Lire l’analyse dans son intégralité : « La Bienveillance ça ne fait pas de mal ! » , une analyse de France De Staercke et de Joëlle Lacroix.