Pacte pour un Enseignement d’Excellence : Avis n°3

Classé dans : Pacte d'excellence | 0

slide-pacte

Extrait de la synthèse de l’avis n°3 du Groupe central du Pacte d’Excellence.

« Les orientations et les initiatives reprises dans le présent document constituent un projet d’accord que les membres du Groupe central s’engagent à présenter à leurs instances en mettant en exergue les perspectives qu’il ouvre pour l’amélioration de l’enseignement. Sa version définitive sera transmise à la Ministre de l’Education et présenté au Comité d’accompagnement du Pacte. Le Pacte pour un Enseignement d’excellence et le présent projet d’avis qui en synthétise les travaux se sont construits autour de quatre convictions fortes :

  •  Il est impératif de faire évoluer l’école. Malgré l’énorme implication des acteurs de l’école, des enseignants, des directions, des pouvoirs organisateurs, des parents et des élèves, notre système scolaire produit des résultats insatisfaisants tant en termes d’efficacité que d’équité. Le diagnostic que nous avons posé ensemble dans le cadre de la première phase des travaux du Pacte le démontre et il est largement partagé au-delà du monde éducatif. Il est temps de dépasser les constats qui sont répétés, parfois depuis de nombreuses années, sur le fait que l’école ne donne plus à chaque enfant ou adolescent le bagage nécessaire pour lui permettre de s’engager activement dans la vie, en tirant chacun vers le haut.
  • Face à ces constats, il n’y a ni solution simple, ni solution miraculeuse. Les mesures à mettre en oeuvre pour améliorer les résultats de notre système scolaire sont systémiques et donc complexes. Affronter cette complexité est une condition sine qua non de leur réussite. Il y a une multitude de leviers interdépendants les uns des autres sur lesquels nous devons agir pour obtenir des résultats. Isoler une mesure par rapport aux autres est donc au mieux inopérant, au pire contre-productif. Le projet d’avis que nous avons rédigé sur les réformes à mettre en oeuvre doit être lu en tenant compte de ce principe fondamental. Il appartient maintenant aux instances des organisations que les membres du GC représentent de se prononcer. Il appartiendra ensuite au Gouvernement de se saisir de notre avis définitif. Il restera alors de nombreux points à débattre quant à l’opérationnalisation et à la mise en oeuvre des réformes. Le GC insiste cependant sur le fait que les orientations qu’il préconise ne sont pas un catalogue dans lequel chacun peut faire son marché en fonction de ses priorités propres. Elles ouvrent des perspectives sur des sujets complexes, mais constituent également des points d’équilibre et de compromis qui résultent d’un long et patient travail collectif.
  • Les orientations que nous proposons répondent à un idéal, celui d’une école efficace et équitable, et elles s’inscrivent dans un cadre réaliste. Nous présentons dans les pages qui suivent les orientations et leurs modalités d’opérationnalisation, qui devront être phasées dans le temps et approfondies dans le cadre du Plan d’action du Pacte. A cet égard, la dimension sociale du changement est pour nous un point d’attention premier, de même que la prise en compte des réalités des écoles et de l’importance qu’il y a à éviter d’exposer les équipes éducatives à des réformes trop nombreuses en même temps et/ou mal préparées. Enfin, nous avons eu à coeur d’inscrire nos propositions dans les réalités budgétaires de la Fédération Wallonie-Bruxelles en tenant compte du fait que globalement notre enseignement est suffisamment financé si on le compare aux pays qui nous entourent. Les réformes que nous proposons impliquent des dépenses nouvelles de l’ordre de 300 millions d’euros, dont 230 à 250 millions seront financés en rythme de croisière par des réorientations au sein du budget actuel de l’enseignement.
  • On ne peut réformer durablement l’école qu’avec l’adhésion de ses acteurs. Notre avis s’est construit sur la base d’un modèle de co-construction unique en son genre entre les différents acteurs du monde éducatif, à savoir les fédérations de pouvoirs organisateurs, les représentants des organisations syndicales, les organisations représentatives des parents et des associations de parents. Les travaux du Pacte se sont nourris des analyses, débats et propositions de nombreux groupes de travail associant acteurs de terrain et experts, ainsi que de nombreuses consultations, y compris des élèves (voir infra, le point relatif au cadre participatif). Les orientations auxquelles nous avons abouti ont été élaborées à partir de la réalité des classes et elles sont fondées sur l’expertise et l’expérience de ceux qui vivent l’école au quotidien. Néanmoins, nous sommes conscients que la dynamique de co-construction, quel que soit son caractère novateur, n’est pas suffisante pour susciter un changement de l’école en profondeur. Il nous appartient, avec tous ceux qui sont engagés dans le Pacte, collectivement et chacun dans le cadre de nos missions, d’impliquer ceux que nous représentons, à savoir les enseignants, les parents, les pouvoirs organisateurs et les directions. »
Dans ce cadre, La FAPEO va prochainement organiser des consultations auprès des parents.