A-t-on besoin de l’IA à l’école ?

« On n’arrête pas le progrès »?

Ce n’est peut-être pas si évident que ça. On peut à juste titre se demander qui énonce une telle phrase et dans quel but. Pourtant, au-delà de la formule, force est de constater que la diffusion de plus en plus rapide et généralisée de l’Intelligence Artificielle (IA) dans de nombreux secteurs d’activité bouleverse toute la société.

Entre projet pilote et usages de plus en plus courants, l’école n’est pas épargnée par ce véritable raz-de-marée, que ce soit en secondaire ou dans le fondamental. Même le quotidien des parents s’en trouve changé lorsqu’un travail scolaire est potentiellement effectué en une requête et quelques clics. C’est pourquoi nous analysons ici trois enjeux essentiels qui se démarquent dans ce contexte. Nous voulons parler ici de l’IA comme nouvel outil pédagogique, de son impact sur les cours. A-t-elle des vertus didactiques particulières ?

Ainsi, le premier questionnement posé dans cette analyse est de savoir si, comme on l’entend parfois, « l’usage de l’IA rend bête ». La seconde interrogation que nous portons à l’attention des parents d’élèves explore les limites de l’IA comme soutien à l’apprentissage dans le fondamental. Le troisième et dernier enjeu évoqué s’intéresse plus précisément à l’utilisation des Grands Modèles de Langage (GML) comme Chat-GPT, Claude ou Gemini par les élèves et professeurs du secondaire.

Deux éléments émergent de cette réflexion. Nous constatons d’abord que l’instruction au moyen de l’IA doit être adossée à une nécessaire éducation à l’IA, pour que les élèves soient bien conscients des limites d’une telle technologie. Enfin, et ce point nous servira de conclusion, s’il semble normal de vouloir « prendre le train en marche », il convient également de ne pas verser dans l’excès du « tout numérique ».

Rechercher sur le site de FAPEO