L’analyse en un coup d’œil
Dans un contexte où le nombre de guerres et de conflits armés augmente, les dépenses militaires
s’amplifient, la Belgique enregistrant le plus grand accroissement de ses dépenses dans ce secteur
parmi tous les pays de l’Union européenne. Cet emballement ravive également la question du service
militaire : en 2025, le ministre de la Défense, Theo Francken (N-VA), lance le service militaire volontaire
d’un an pour les jeunes de 18 à 25 ans.
Au niveau de la Fédération Wallonie-Bruxelles, les ponts entre les secteurs de l’enseignement et de la
Défense se sont multipliés. Les collaborations sont récentes ; ainsi, nous ne disposons pas de données
quantitatives pour démontrer l’attrait auprès des jeunes. Ce que l’on sait, c’est que les opérations de
promotion des fonctions militaires se déroulent principalement dans les régions pauvres et dans des
écoles techniques et professionnelles pour viser les jeunes « en perte de sens ». Mais est-ce le rôle de
l’École?
Plutôt que d’éduquer les jeunes à l’histoire et à la géopolitique pour qu’ils et elles puissent comprendre
de quoi on parle quand on parle de sécurité, de défense et de guerre, elle en expose certain·es à la
propagande de l’institution militaire. Alors qu’aiguiser son esprit critique et pratiquer la démocratie à
l’école, c’est aussi déconstruire les discours d’autorité et bellicistes.
Une analyse FAPEO de Zoé Georgoutsos à découvrir ci-dessous :